..«- F O R - W O R S E- » . .

..«- F O R - W O R S E- »  . .
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P r é v e n u s ;

For_Worse@hotmail.FR

Ne m'ajoutez pas dans vos amis,
si vous ne prenez pas le temps de critiquer de façon constuctive.


La colonne de gauche se lit. C'est pas de la déco superflue.

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# Posté le mardi 14 avril 2009 08:46

Modifié le mardi 27 octobre 2009 08:09

.P r o l o g u e ..

.P r o l o g u e ..


« - Ouvre cette putain de boîte où tu caches ton coeur ! Cessons de jouer, cessons de nous croire si fort ...
Parce que la réalité, c'est que nous ne sommes que des pantins à la merci du destin. (Emile)
- Depuis quand tu crois au destin ? (Allan) »


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W E L C O M E

O n + T h e i r + W o r l d .

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« Si je l'aime ? A tout jamais. Pour le meilleur, et pour le pire. Le pire. On a cru joué, mais ce n'était pas un jeu. Et puis je l'ai aimé. Jusqu'à en être écoeurée. On a dansé autour des limites, nargué ceux qui étaient passés au travers, joué sans scrupule, levé la tête et haussé les sourcils de prétention, .... Et on est tombé dedans. Dans une overdose d'attrape-moi si tu peux et de je t'aime, moi non plus. Trop, c'est toujours trop. Incapable de penser à autre chose. Je le voyais jours et nuits, nuits et jours. Sans répit, il était là, dans ma tête. Dans mon coeur, devant mes yeux, et sur chacune des routes que je prenais pour l'éviter. Comme un poison dont on savour l'arôme. Comme un supplice personnel. Une torture, et une bénédiction. Ses souffles sur ma peau me faisaient rougir, ses promesses déchues me faisaient espérer, et ses lèvres sur les miennes me laissaient imaginer stupidement qu'un jour peut-être, tout serai possible. Un jeu ? Ma perte. J'y ai cru sans y croire. Désillusionnée par ses mots, trahie par ses gestes. On était pas parfait et incapable de s'aimer comme il faut. C'était voué à l'échec. Dès le début. Mais j'y cru. Et moi qui ne vivait qu'à travers mes sentiments trop raisonnés, j'ai compris tout de suite que mon amour pour lui n'était pas raisonnable.

Aujourd'hui encore, je n'aime que lui, éternelle promesse de ma seule raison d'être. »

______________________________________________________________E.J.

« Si je l'aime ? Irrévocablement et comme un con. Sans jamais rien regretter. J'ai tout accepté. Mais juste un peu trop tard. Vous saurez tout sur ce qui s'est passé. Elle nous a abandonnés. Mon inertie l'a sans doute aidé à nous faire plonger. Elle souffrait en pensant que pour finir, c'est moi avais gagner. Mais gagner quoi au juste ? Le droit de l'aimer chaque jour d'avantage ? J'étais stupide de croire qu'elle était comme les autres. J'étais fou de la trouver si belle. Forte et seule, tendre et joueuse. Elle était lumineuse là où je n'était qu'une ombre. Je brillais lorsqu'elle se faisait discrète. Je me sentais effacé par les ravages de sa douleur, et esseulé quand elle n'était pas là. Je la détestais autant que je l'aimais. Sans jamais le comprendre. Quel con. J'aurais dû faire attention. Non mais quel con. Ca devait être une seule nuit, sans conséquence. Une seule nuit sur vingt milles autres. Une seule nuit sur toute une existence. Une nuit sans sentiments. Une nuit s'achevant sur une matinée d'été. Pas une nuit précédant des centaines d'autres. Alors oui, je l'aime, et maintenant je sais, que si je lui avais dit, tout aurait été différent, mais je sais aussi qu'on en aurait souffert. Je ne regrette rien. Sauf d'avoir été si con, et de l'être encore aujourd'hui.

On avait dit, pas de sentiments, alors je crois que nous nous sommes fourvoyés. »

______________________________________________________________A.L.

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Oubliez tout ce que vous savez. Oubliez votre nom. Oubliez votre âge. Oubliez vos rêves et vos ambitions. Oubliez qui vous êtes au profit de qui ils sont. Apprenez à pardonner. Les pardonner. De tout ce qu'ils diront, de tout ce qu'ils feront. Apprenez que leur monde est plus réel que votre réalité. Lisez leurs mémoires, écoutez leurs coeurs, et imaginez les vivants. En couleur ou en Noir & Blanc. Regardez-les sourire, entendez-les souffrir. Asseyez-vous, ou passez votre chemin. Comprenez leur histoire et riez-en tant qu'il est temps. Suppliez-moi de me taire, ou de vous raconter, ce qu'ils sont devenus avant d'avoir été. Jeunes et Cons. Beaux et Arrogants. Froids et Souriants. Fiers et Impulsifs. Fragiles et déchirés. Amoureux et oubliés du monde. Ils auraient aimé se dire Au revoir. Se dire que rien ne comptait plus que ce qu'ils vivaient ensemble. Ils auraient aimé plus de simplicité. Moins d'engagements et de responsabilités. Ils auraient aimé être comme les autres, s'aimer sans larmes et sans douleur. Aujourd'hui, ils ne veulent plus qu'une seule chose, tout oublier et se souvenir de tout.

Ils vous diront tout, je vous conterai le reste






Marion.




# Posté le mercredi 27 mai 2009 08:04

Modifié le jeudi 29 octobre 2009 13:58

.C h a p i t r e_U n..

.C h a p i t r e_U n..



« Chercher qui nous sommes, d'où nous venons, et qui nous voulons être.
C'est ça être humain, mais ça m'épuise tu sais ...»


۞




Juillet 2008.







Tôt. Trop tôt pour boire. Mais elle avait dit oui. Et ces trois lettres, écorchées par les intonations qu'elle avait employé, résonnaient dans sa tête comme la sentence d'un condamné à mort. Elle y avait pourtant réfléchi. Comme pour tout ce qu'elle entreprenait et tout ce qu'elle disait. Calme, posée et réfléchie. Elle n'agissait pas dans la hâte, ne se laissait jamais guider par ses impulsions, détestant ce sentiment qui vous faisait, le temps d'un instant, perdre la tête, puis regretter d'avoir agi. Elle en avait peur. Peur qu'il s'empare d'elle à tous moments, et guide ses pas vers un destin auquel elle n'avait pas d'abord soigneusement réfléchi. Pourtant, elle aurait aimé. Rien qu'une fois. Se sentir impulsive. Bordée par l'inconnu. Mais l'inconnu aussi lui faisait peur. C'était pourtant une fille gaie. Souriante et rieuse. Mais jamais plus que ce qu'il faut. Elle avait un rêve. Un seul. Un secret. Un seul. Celui d'être heureuse, sans se poser de questions. Vous parlez d'une ambition. A tout juste dix-neuf ans. A cet âge, où les gamins deviennent adultes, mais gardent de leurs âmes d'enfants, juste ce qu'il faut pour avoir des rêves et de l'espoir. L'espoir, elle le voyait comme une faiblesse. Une torture. Et une blessure. L'espoir, c'est quand on souffre trop. Et elle ne voulait pas souffrir. Elle avait dit oui. Et ne devrait pas boire pour tenter de faire taire ces trois lettres qui semaient la confusion dans sa tête trop pleine de questions et d'émotions. Elle était heureuse, et ne devait pas douter. Et elle ne le ferai pas. Elle rentrerai chez elle, appellerai ses amies, et leur montrerai sa bague.

Gaie et Fière, comme elle l'avait toujours été.




Seul, et entouré. Souriant, mais agacé. Il aurait préféré rester chez lui. Ce genre de soirée mondaine l'agaçait. Plus encore, elle lui faisait regretter d'être ce qu'il était. Regretter d'être ce beau gosse à la voix grave d'un ange adulé. Putain de célébrité. S'il croyait pouvoir s'en passer, c'était juste une illusion. Et il avait les illusions en horreur. Ces espoirs déchus qui vous narguaient avec plaisir, ne vous laissant pour seul ami que le désespoir d'y avoir cru. C'était bien beau d'avoir l'air insouciant, de s'amuser, et de chanter en faisant semblant d'y croire, mais ça commençait à drôlement plus lui plaire. Agacé de se faire lécher les bottes par des gens qu'il ne connaissait pas, et frustré de devoir leur sourire aimablement. Sa franchise légendaire l'avait quitté lorsqu'il avait quitté le circuit indépendant, et signé avec un grand major. Et qu'est-ce que ça lui avait apporté de se retrouver propulser au sommet, alors qu'il les frôlait déjà avec arrogance ? Qu'est-ce que ça pouvait lui foutre de jouer devant quinze milles personnes s'il ne pouvait pas les voir ? C'est ça qu'il était devenu. Une putain de machine à fric. Il jouait avec lassitude ce chanteur auréolé de gloire et aux propos fracassants. Arrogant de nature, mais pas inhumain. Ce qu'il voulait, c'était tout simplement la paix. La paix, et une ou deux jolies filles à l'occasion. Pour le reste, il se démerderai. Amer et lassé, il décida que, vider un énième verre ne lui ferai pas de mal, quand on pensait à la soirée qui l'attendait ; où la seule distraction qui s'offrirai à lui, serait le sourire focul, de ceux qui s'ennuieraient plus que lui.


Beau et arrogant comme il le serai toujours.








Marion.


# Posté le vendredi 08 mai 2009 14:32

Modifié le jeudi 29 octobre 2009 13:27

.C h a p i t r e_De u x..

.C h a p i t r e_De u x..
«Nos soupirs, tu sais, ils feraient trembler le monde.
Mais ton sourire, c'est ce qui le maintient debout, j'en suis sûr. »


۞




« Il y a des rencontres, qu'ils nous aient impossibles d'oublier. D'autre au contraire, qui s'estompent avec le temps, sans laisser le moindre souvenir, ni même le moindre sentiment. Mais je crois fermement, que chacune d'entre elles nous apportent quelque chose. Parfois c'est juste un sourire ou un regard malicieux, un Bonjour, et un Au revoir chaleureux. Et puis il y a ces grandes rencontres, celles aux quelles on ne s'attend pas. Elles se gravent si profondément dans votre coeur insouciant, que vous doutez de votre propre personnalité. Je pense à ces rencontres qui débarquent avec cette foule de sentiments, sans crier Gar. Ces sentiments que vous ne savez jamais expliquer, mais dont vous redouter le départ. Dépendant et agonisant de douleur. Je parle de ce genre de rencontre, de ce genre de sentiment ... Ces putains de faux semblant qui vous illusionnent d'espoir et vous font croire au bonheur. Foutaises. Le Bonheur, il se vit à deux, et en Amour, vous finissez toujours par vous retrouver seul. Vivez-le, croyez-y, profitez-en, ... tant qu'il est temps. Ephémère et léger comme un papillon, perfide et destructeur ... comme seul l'Amour sait si bien l'être. Pardonnez mes vulnérables sentiments humains. Pardonnez mes propos amers et dénués d'amour, parce que mon coeur brisé ne sait plus comment aimer ... »

_____________________________________________________________________________E.J.


« A cette époque, je me méfiais des rencontres. Sans doute parce que j'étais trop souvent contraint d'en faire. Ou peut-être parce qu'aucune, pas une seule fois ne m'avait réellement marqué. Comme si la vie voulait me priver de ce bonheur ou au contraire me protéger des souffrances qui pouvaient s'en écouler. Aujourd'hui, je ne saurais toujours pas dire si elle faisait partie des bonnes ou des mauvaises rencontres, mais dire qu'elle n'est plus qu'un vulgaire souvenir lointain, ou que sa vie n'a pas marqué la mienne, serai comme criez haut et fort, que je ne l'ai jamais aimé. Blasphème. Plus que tout au monde, j'ai aimé ses sourires, ses yeux, ses mains, son corps, sa voix, sa silhouette son parfum, ses idées ... J'aurais voulu qu'elle soit à moi pour l'éternité, ne jamais avoir à la quitter des yeux, et la sentir près de moi jusqu'à la fin du monde. Mais je sais bien qu'on aurait souffert. Trop pour être heureux. On aurai finit par se perdre, par se détruire, on se serai tué à force de s'aimer à ce point. On se serai tué. Pourtant, si aujourd'hui, elle me laissait le choix, je choisirai de l'aimer. Parce que c'est ce pourquoi je suis fait.... ; L'aimer elle à tout jamais. Je ne l'ai pas choisit, mais si vous me le demandiez, je dirai que je ne regrette rien. »

_____________________________________________________________________________A.L.



Juillet 2008.


La salle était pleine. Pleine de sourires maîtrisés et de gens bien habillés. Elle se distinguait clairement des autres avec son jean troué aux genoux, son pull trop grand, et son joli visage enfoui dans une écharpe blanche. Si tout le monde ici se montrait, pour attirer l'attention, elle semblait vouloir passer inaperçue. Personne ne la remarquait, isolée au bar, les yeux rivés sur son verre plein. Paradoxalement, la foule en effervescence autour d'elle lui donnait l'impression d'être encore plus seule qu'elle ne l'était déjà. Pourquoi se sentait-elle si dépassée tout à coup ? Fiancée Bon sang ! Elle qui avait toujours été une de ces filles à l'esprit libre et engagé, la tête gavée d'idées féministes, et le coeur plein de ce quelque chose de plus qui la pousserait à enfin vivre pleinement ; elle se retrouvait précipitée dans une vie dont elle n'avais jamais vraiment rêvé. Elle soupira d'incompréhension. Qu'es-ce qui se passait ? Elle avait pourtant évalué et analysé chaque détails, dressé une liste des pour & contre ... Et elle avait finit par en conclure qu'elle aimait Vincent. Ou tout du moins, que lui l'aimait, et qu'il saurait la rendre heureuse. Qu'il essaierait de la rendre heureuse. Elle s'en voulait de douter à ce point, alors qu'il était quelqu'un de si gentil, et qu'elle lui avait donné sa parole. Et, fidèle à ses principes, elle la respecterai.

Elle comprendrai bien plus tard, que le seul problème, la faille de son histoire,
c'est qu'elle avait réfléchit avec sa tête, et pas agi avec son coeur.


S'il était venu malgré son aversion profonde pour ce genre de soirée, c'était pour un tout nouveau projet. Une idée farfelue, mais qui lui avait plut. Son manager et meilleur ami, Melvin Gahr voulait lui présenter une jeune artiste, qui réaliserai la pochette de son prochain album, dont le pré-lancement était fêté ce soir. Pré-lancement. Dans ce milieu, tout était un prétexte pour organiser une soirée, où l'on pouvait s'exhiber, promouvoir de nouveaux artistes, cirer les pompes des gros portefeuilles, signer des contrats, et se faire des relations. Et tous ça l'agaçait. De plus en plus chaque fois. Lassé, il se laissait pourtant toujours traîner par Melvin, un gars éternellement euphorique et souriant, capable de trouver de quoi rire dans une marche funèbre, ou de sortir une blague antisémite, alors que lui même était d'origine juif. Melvin était sans doute la seule personne que le jeune chanteur aimait profondément. Il avait d'ailleurs bien plus de respect pour son ami que pour lui même. Et si aujourd'hui, il était là, assis à cette table, prêt à découvrir un autre monde que celui qu'il connaissait, c'était bien grâce à lui. Melvin et sa joie de vivre, son coeur débordant, et son histoire. Ils étaient amis depuis si longtemps maintenant, que rien ne pouvait entamer leur lien. Rien ni personne, aussi différents étaient-ils l'un de l'autre.

Un jour, alors qu'il essaierai de se souvenir comment tout avait commencé,
il sourirai en pensant, qu'il lui devait tout. Le bon, comme le mauvais.



Il l'avait aperçut entre deux poignées de mains, et l'avait aussitôt rebaptisé La Fille à l'écharpe. Elle était restée assise seule au bar depuis le début de la soirée, et elle était devenue la seule attraction qui l'empêchait de sombrer dans l'ennui. Il s'amusait à se demander se qu'elle pouvait bien faire là, quel était son prénom, ou la couleur de ses yeux. Pourtant, il savait qu'il n'attachait pas vraiment d'importance à cette fille. C'était juste un moyen comme un autre pour lui, de ne pas exploser et partir les mains dans les poches, la clope au bec. Melvin n'aurait pas aimé ça. Alors, il ne le faisait pas. Il restait, et observait cette fille, continuant à se poser mille et une questions dont il savait qu'il n'aurait jamais la réponse; pour s'empêcher de décevoir le seul ami qu'il n'ai jamais eu. Il vida son verre, afficha un habituel sourire dénué de sincérité, et se demanda vaguement en parcourant la salle, laquelle de ces potiches au sourire au moins aussi niais que le sien, était la fameuse dessinatrice dont Melvin lui parlait depuis une semaine, et pour laquelle il avait enfin donné son accord.
Elle n'avait toujours pas bu son verre. Et maintenant, elle savait qu'elle ne le boirai pas. Si elle était là après tous, c'était juste pour le boulot. Et son boulot, elle l'aimait plus que tout, et certainement bien plus encore que cette promesse qu'elle avait faite il y a quelques jours. Elle était née talentueuse. Elle mourrai talentueuse. Elle était née avec ce crayon dans les mains, et ça avait fait d'elle une artiste. Une artiste. Elle aimait le croire, mais s'interdisait de le penser. Cette fille était un paradoxe à elle seule. Personne n'arrivait jamais à saisir ce petit quelque chose en plus qui la rendait si exceptionnelle. Attrayante et chaleureuse. Elle brillait comme une étoile dans les yeux de ceux qui les posaient sur elle. Et pourtant, même avec cette désinvolture et ce sourire chaleureux, il lui arrivait de se sentir seule et abattue. Et cette petite faiblesse la rendait si extraordinairement humaine, que tous le monde s'accordait à la trouver parfaite. Elle riait souvent de ses adjectifs, jugeant, qu'elle ne l'était pas plus qu'une autre. Ce soir, elle n'avait pas envie de rire. Elle aurait aimé pourtant. Comme lorsqu'elle était môme et qu'elle voyait disparaître le sourire de son vieux père, fatigué par la maladie. Les légères trace d'un sourire avorté se perdirent sous un soupire las. Tant pis pour le travail. Ce soir elle rentrerai tôt. Elle se leva de son tabouret, laissa un pourboire pour le verre qu'elle n'avait pas bu, et décida qu'elle rappellerai ce Melvin demain, en s'excusant d'un pareil faux-bond...
Il aperçut vaguement jeune fille à l'écharpe franchir la porte, et se sentit con de vouloir la suivre. Mais après tout, il était là depuis près de trois heures, et Melvin ne lui avait toujours pas présenté Cette Fabuleuse Artiste, alors elle pouvait bien attendre encore un peu. Il se leva, prétextant aller fumer dehors, et franchit à son tour les portes de la salle, se demandant pourquoi il faisait un truc aussi débile. Qu'es-ce que ça pouvait bien lui foutre après tout, que cette fille s'appelle Marlène, Julie ou Allyson ? Il soupira, haussa les épaules, et s'aperçut qu'elle était assise sur un banc, les yeux rivés dans le ciel assombrit par la nuit et la pollution, une cigarette à la main. En la voyant, il se dit que la raison, c'était le destin, et il se trouva bien plus con encore.



Aujourd'hui, le coeur en morceaux et l'âme esseulée,
ils savent que les rencontres, ne sont jamais le fruit du hasard.






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Bouh !



Un petit verdict ? Je sais pas si vous arrivez à saisir les personnages.
Peut-être pas encore. Ils ne sont pas très complexes je pense.
Ah. Et toujours pas de dialogue. Je sais. Mais ça avancera comme je l'aurai décidé.
Ba tiens, pour une fois que je fais ce que je veux. ><'

Les profs des matières littéraires voulaient me passer en L. ( ptits cons)

Marion.










# Posté le mercredi 13 mai 2009 13:39

Modifié le jeudi 29 octobre 2009 13:28

.C h a p i t r e_T r o i s..

.C h a p i t r e_T r o i s..
« Nos souvenirs ont toujours vingt ans, même aujourd'hui.
Mais je porterai encore longtemps
la marque des blessures qu'ils m'ont infligées. »


۞


« Je me sentais perdue, seule et loin de tout. Comme si le monde m'avait tout d'un coup refusé ses bras. Je ne me comprenais plus. J'avais pourtant toujours été si sûre de moi. J'avais toujours porté dans mon coeur, cette force que je croyais inaltérable ; celle de pouvoir tous porter sur mes épaules. Mais finalement, je n'ai pas eu assez de cran. C'est ce que tu as tout de suite sut voir de moi ; mes faiblesses. Pas vrai ? Elles étaient nombreuses à s'arracher dans mon coeur. Ce soir là, plus que n'importe quel autre. Et tu as débarqué, une clope à la main, cet air désinvolte dans tes yeux, cette arrogance dans tes traits, cette perfection dans tes sourires mutilés, et ce putain de charisme si attirant. Tu avais tout pour toi. Mais déjà à l'époque, tu semblais fatigué. Comme si le temps, en préservant tes traits, ravageait ton coeur en le martelant de coups. Et plus que tout, c'est ça qui m'a attiré chez toi. Ton air d'ange torturé et ton regard insaisissable. Malgré tout, je pensais que rien ne pouvait t'atteindre. Et je suis tombée. Prise au piège, depuis la toute première seconde. Elles se barraient en courant, mes déterminations. »

_____________________________________________________________________________E.J.


« Je ne saurai probablement jamais ce qui m'a poussé à sortir cette nuit là. Mais malgré tout ce qu'on a vécu, je n'ai jamais rien regretté ; ni tes pleures, ni tes sourires. Ils me rendaient tellement plus vivant, tellement plus humain... Tu te souviens encore de tous, n'est-ce pas ? Cette nuit est gravée dans mes souvenirs pour toujours et aucune de mes souffrances, aucun de tes soupirs ne parviendraient à les effacer. J'aurai l'air con en parlant de ce que j'ai ressentit ce soir là, mais un jour j'oserai en parler aussi librement que dans mes souvenirs. Assise sur un banc blanc tu avais l'air si profondément perdue dans les dédales de tes pensées, que j'ai presque faillit faire demi-tour. Je ne me le serai jamais pardonné. Tes yeux m'ont fait perdre la tête, ton sourire chaleureux renfermait tant de force et caractère que j'ai cru mourir cent fois, rien qu'en sachant que je ne serai jamais à la hauteur d'une fille comme toi. Mais le mec trop plein d'arrogance que j'étais n'a écouté que sa fierté, et pour la première fois, je me félicitais de m'être laissé guidée par cet aspect de moi qui t'a si souvent blessé. Je m'en veux encore de t'avoir aimé si mal et si fort. Je m'en veux, mais je ne regrette pas, et c'est ce qui fait de moi un mec si égoïste. »

_____________________________________________________________________________A.L.


Juillet 2008.

۞




Lorsqu'il ouvrit les portes, il l'aperçut instantanément, assise sur un banc, emmitouflée dans un pull gris trop grand pour elle. Il la trouva belle et sentit ses lèvres s'étirer d'amusement. Qui était-elle ? Et qu'es-ce qu'elle pouvait bien faire à une soirée pareille ? Elle avait l'air tellement étrange, et un sourire indéniablement triste tentait de s'approprier ses lèvres. Elle devait lutter avec acharnement pour le contenir, en fixant le ciel nuageux. Juillet était frais cette année, et ce soir, le vent était glacé. Il la vit frissonner et tirer une dernière bouffée sur sa cigarette. C'est seulement lorsqu'elle se leva, qu'elle le vit pour la première fois. Il fut touché par son regard aux couleurs acidulées d'émotions, et elle se sentit attiré par son sourire charmeur au ton grave et dur.
Déterminé à connaître son nom, il s'approcha d'elle, dans une démarche qui se voulait désinvolte.

Raté.

Incroyablement sûr de lui, elle arrivait quand même à voir l'unique faiblesse du jeune homme, qui se logeait dans son regard, brillant et fatigué. Il était beau. Sans doute un des grands invités de la soirée. Il semblait différent, tout en étant exactement le stéréotype du genre de gars qu'elle n'aimait pas ; Friqué et Arrogant. Il s'approcha d'elle, d'une lenteur qui trahissait ses doutes. Sa confiance démesurée en lui-même semblait se dérober, tant il la fixait avec insistance. Il n'était plus célèbre. Elle n'était pas fiancée. Il était ce jeune homme séduisant à en crever, elle était cette jeune femme belle à se damner. Privés de tous leur sens, ils n'entendaient plus que leurs battements de coeur un peu trop rapides, ne voyaient plus autre chose, que l'autre lui-même, ne sentaient que la présence dévastatrice et curieuse de celui ou celle qui se tenait à deux pas, ne tenaient dans leur doigts qu'une cigarette consumée qu'ils avaient tout d'un coup oublié, et ne goûtaient plus qu'à la sécheresse qui tiraillait leurs lèvres. Comment pouvait-il y avoir autant de passion dans un seul regard ? Comment pouvait-on avoir autant de sentiments contradictoires pour une personne dont on ignorait le nom ? Comment se pouvait-il que la réalité perde t-elle à ce point son sens ? Comment se pouvait-il putain, comment se pouvait-il que plus rien, rien, n'existait hormis eux, dans un monde où, le temps d'un instant, les questions et les doutes n'avaient plus leur place, gravement ensevelis sous l'irresponsabilité et l'impulsivité ? Il s'avança encore d'un pas, et tendis une main dans cette nuit qu'ils n'oublieraient jamais.


« - Allan Lorcy.
- Emile. »


Priez le Seigneur tant que vous voudrez, de toute façon, il est déjà trop tard ;
car dans ces doigts enlacés, leurs coeurs battaient comme un seul, désordonné et désorienté.
Le monde perdait tout son sens et la réalité plongeait dans le noir avec eux.







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Wahou, il y a du dialogue ! :D

Marion.



# Posté le jeudi 23 avril 2009 07:46

Modifié le jeudi 29 octobre 2009 13:28